5 films japonais à voir ab-so-lu-ment !

Le cinéma japonais regorge de pépites ! Puisque nous devons continuer à limiter les sorties (et parce que vous avez peut-être déjà lu les romans recommandés dans cet article), nous vous proposons aujourd’hui cinq films japonais qui raviront les passionnés du Pays du Soleil Levant.

Le grand classique : « Les Sept Samouraïs – 七人の侍, Shichinin no samurai » (1954) de Akira Kurosawa

C’est l’un des films japonais les plus célèbres dans le monde ! L’histoire se déroule dans le Japon médiéval de la fin du XVIe siècle et montre comment un village paysan, mis à mal par les attaques répétées d’une bande de pillards, recrute sept samouraïs pour lutter contre les bandits et défendre les villageois impuissants.

Classique s’il en est, Les Sept Samouraïs est le film de Kurosawa qui a eu le plus de retentissement à l’Ouest, inspirant (entre autres) un western hollywoodien, Les Sept Mercenaires. Film de grande ampleur, aussi bien par sa mise en scène que par les budgets alloués, Les Sept Samouraïs est l’un des films de samouraïs de référence et il est même parfois considéré comme l’un des meilleurs films d’action de l’histoire du 7ème Art. En un mot ? Un chef-d’œuvre !

Quand la violence et la beauté se rencontrent : « Hanabi – はなび » (1997) de Takeshi Kitano

Suite à une fusillade qui a rendu son partenaire paraplégique et tué un autre de ses collègues, Yoshitaka Nishi, un inspecteur de police violent et imprévisible, démissionne pour se consacrer à son épouse atteinte d’une leucémie incurable. Déguisé en policier, il va braquer une banque afin de rembourser d’importantes dettes contractées auprès des yakuzas et partir pour un dernier voyage avec sa femme à travers le Japon.

Une critique virulente de la société japonaise à travers un film à la fois lyrique et abstrait, mélancolique et hilarant, violent et contemplatif.

L’oscarisé :« Departures – おくりびと, Okuribito » (2008) de Yōjirō Takita

Daigo Kobayashi, violoncelliste à Tokyo, perd son travail à cause de la dissolution de l’orchestre. Il décide de vendre son instrument puis de déménager avec sa femme pour retourner dans son village natal. Peu après, Daigo répond à une annonce pour un emploi “d’aide aux départs”, imaginant postuler dans une agence de voyages. L’ancien violoncelliste s’aperçoit qu’il s’agit en réalité d’une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l’emploi par nécessité financière. Plongé dans ce monde peu connu, il va découvrir les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, taboue au Japon. Malgré ses doutes et la mauvaise réputation que lui vaut ce travail, Daigo prend peu à peu conscience qu’il s’y épanouit et y trouve un nouveau respect pour la vie elle-même.

Grand succès au Japon, ce long-métrage remporte en 2009 l’Oscar du meilleur film en langue étrangère lors de la 81ème cérémonie des Oscars.

L’émouvant : « Les délices de Tokyo – あん, An » (2015) de Naomi Kawase

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, cette pâte de haricots rouges confits dont sont fourrés les dorayaki japonais. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par les talents de pâtissière de Tokue. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

Adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie, poignante et poétique.

La Palme d’or : « Une affaire de famille – 万引き家族Manbiki kazoku » (2018) de Hirokazu Kore-eda

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

Le film a remporté la Palme d’or au festival de Cannes 2018. Récit rigoureux fait de dévoilements successifs et de retournements bouleversants, les critiques s’accordent à dire que ce film est l’un des meilleurs de la filmographie du cinéaste Hirokazu Kore-eda.