[Japon pratique] Être fumeur au Japon

Lorsqu’on arrive sur l’archipel, on peut être surpris par les règles relatives au tabac car elles sont bien différentes des restrictions en vigueur en France. Ainsi, à l’inverse de la France, le Japon proscrit la cigarette dans la plupart des lieux publics mais l’autorise dans certains espaces privés. On fait le point dans cet article. 

Première différence avec la France (et peut-être la plus importante) : il est interdit de fumer dans la rue, et plus généralement dans les espaces publics ! Cela ne veut pas dire qu’il est interdit de fumer à l’extérieur pour autant. En effet, les 喫煙所 (kitsuenjo) sont des zones fumeurs implantées aux endroits stratégiques, et notamment à proximité des sorties de métro/train. Elles sont délimitées par des baies vitrées et arborent des panneaux avec le dessin d’une cigarette fumante.

Deuxième différence majeure : il existe de nombreux restaurants, bars et cafés à l’intérieur desquels il est possible de fumer (et c’est assez paradoxal vu de France). Les règles varient d’un établissement à l’autre : il est parfois autorisé de fumer pendant certaines heures ou bien dans des espaces distincts consacrés aux fumeurs. Il peut y avoir un petit espace fumeur clos à l’intérieur de l’établissement ou un espace ouvert à l’extérieur. Les établissements fumeurs en permanence sont très rares (il s’agit souvent de petits restaurants assez anciens) et la majorité des établissements sont non-fumeurs.

Enfin, il existe des lieux peut-être plus insolites (du moins du point de vue français) où il est possible de fumer : dans les espaces fumeurs des grands centres commerciaux, dans certains Shinkansen (les TGV japonais), dans les game centers et les karaokés.

Petite astuce : s’il existe de nombreux points de vente de tabac, le plus pratique dans les grandes villes comme Tokyo reste le konbini (supérette ouverte 24/24 7/7). Le tabac sera situé bien en évidence derrière le caissier. Il faudra faire un tout petit effort de langue car ici demande son paquet via le numéro où il est rangé. Attention : l’achat et la consommation de tabac est interdit aux moins de 20 ans au Japon !

En ce qui concerne les vapoteurs, la situation est plus compliquée. La vente de e-liquid contenant de la nicotine est illégale au Japon. Les seuls moyens légaux de vous en procurer sont soit d’en apporter avec vous, soit d’en commander en ligne à un compagnie localisée à l’étranger (la limite étant de 120ml par mois, par personne) ou d’avoir une prescription pharmaceutique.

Dans les faits, il n’est pas interdit de vapoter dans la rue mais cela reste très mal vu car la fumée et les odeurs seront considérées comme des nuisances pour les passants. Et bien évidemment, il vous sera interdit de vapoter dans les espaces clos, à moins de le faire dans les espaces fumeurs (et cela peut parfois être interdit).

Enfreindre les règles et fumer sur la voie publique est passible d’une amende pouvant aller de 16 à 39 euros, même pour les touristes. Ce n’est pas une grosse somme, mais ça fait cher la cigarette (sans parler de la mauvaise réputation que cela contribue à donner aux étrangers). Si jamais la tentation est vraiment trop grande ou que vous faites la fête en plein air, pensez à avoir avec vous un petit cendrier portable (que vous pouvez vous procurer pour moins d’un euros dans les 100 yens shop) afin de ne pas polluer. Il existe des cas où les policiers peuvent être indulgents mais la pollution par les mégots de cigarettes n’en fait pas partie.

La conclusion de cet article serait la suivante : le Japon respecte à la fois les fumeurs et les non-fumeurs. Chacun y trouvera son compte, et… c’est agréable !

Poursuivez votre lecture sur le thème [Japon Pratique] !