Hatsu Basho (初場所), le premier tournoi de sumo de l’année

Parmi les symboles de la culture japonaise, le sumo fait figure d’incontournable. Ce sport séculaire, vieux de près de 1500 ans, et ses lutteurs à la carrure impressionnante continuent à fasciner les touristes étrangers.

Aujourd’hui, nous allons vous parler du “Hatsu no Basho”, littéralement “tournoi du Nouvel An”. Il s’agit du premier tournoi de l’année, qui se déroule actuellement au Ryogoku Kokugikan, la maison du sumo située dans le quartier de Ryogoku, dans l’est de Tokyo.

Les tournois, comment ça se passe ?

Six principaux tournois se tiennent chaque année dans l’archipel, dont trois se déroulent à Tokyo (en janvier, en mai et en septembre). Les tournois commencent le deuxième dimanche du mois et durent quinze jours.

Le système du sumo peut paraître complexe et intimider les néophytes avec tous ses termes japonais compliqués. En réalité, le principe est assez simple et repose sur deux règles : les lutteurs ne doivent pas sortir du cercle (le dohyō), ni toucher le sol avec une autre partie du corps que la plante des pieds. Facile, non ?!

Les professionnels (plusieurs centaines de lutteurs regroupés en six divisions) s’affrontent au cours de six tournois annuels. La première division est répartie en cinq rangs (yokozuna, ozeki,  sekiwake, komusubi, maegashira), le but ultime étant d’atteindre le le plus haut grade et de devenir “yokozuna”, ou champion suprême.

Pendant le tournoi, les sumos des divisions supérieures combattent une fois par jour, tandis que les sumos des divisions inférieures combattent généralement une fois tous les deux jours. L’objectif est d’obtenir plus de victoires que de défaites afin de gagner des places dans le prochain classement. Vous suivez toujours ?

Comment se déroule un combat ?

Deux “rishikis” (littéralement “hommes forts”) pénètrent dans le dohyō. Après avoir effectué quelques assouplissements, ils jettent une poignée de sel sur le sol afin de purifier le dohyō. Ils s’accroupissent, frappent le sol avec les poings et s’affrontent par le regard. Ce rituel dure environ 4 minutes et lorsqu’il est terminé, les deux lutteurs s’élancent l’un vers l’autre. Pour marquer un point, ils doivent expulser l’adversaire hors du dohyō ou lui faire toucher terre en utilisant une des 48 prises autorisées. Les combats ne durent parfois que quelques secondes et la puissance de l’impact entre les deux lutteurs est impressionnante.

Comment se procurer des billets ?

Si vous avez l’occasion de visiter la capitale nippone au bon moment, nous vous recommandons vivement de prendre un ticket pour assister à l’un des tournois professionnels de sumo se tenant au Kokugikan Sumo Hall.

Plusieurs méthodes s’offrent à vous pour acheter des tickets :
Sur Internet : en direct sur le site http://www.sumo.or.jp/En/ ou via les sites oosumo, ticket pia, e-plus, lawson ticket
Par téléphone (pour les plus courageux !) : réservation directement auprès du stade
Dans les konbini : Seven Eleven, Family Mart, Lawson

Il existe également des agences qui proposent la réservation des tickets avec un guidage en anglais (suivi d’un dîner “chankonabe”, ragout japonais base de bouillon , viande, poisson, tofu et légumes).

Le prix des places va généralement de 16 jusqu’à 300 euros (suivant le type de place). Note à l’attention des plus aventuriers : si vous souhaitez prendre des places au premier rang, sachez que les sumos tombent souvent de leur espace de lutte. Il arrive donc régulièrement que des membres du public se fassent bousculer… voire écraser !

Voilà, vous êtes maintenant parés pour assister à ce spectacle culturel et sportif unique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs !