Aki no nanakusa (秋の七草) : les 7 plantes de l’automne 

Quelle que soit la saison, la nature japonaise est toujours un sujet d’émerveillement. Dans l’imaginaire collectif, l’automne est avant tout la saison des momiji et des koyō (紅葉), avec ses paysages aux couleurs flamboyantes. Mais c’est aussi la saison où il est possible d’apprécier les aki no nanakusa (秋の七草), ou les 7 plantes d’automne.  

Peu connues des étrangers car il n’y a aucune célébration particulière autour de ces plantes, les aki no nanakusa ((秋の七草) n’en restent pas moins un plaisir pour les yeux. Pour preuve, ces plantes sont citées dès le VIIIème siècle dans la première anthologie de poésie japonaise, le Man’yōshū (万葉集, littéralement “recueil de dix mille feuilles”)

Si ces plantes ne sont pas comestibles comme les haru no nanakusa (leur pendant printanier), on leur attribue des fonctions médicinales. En plus de cela, elles possèdent chacune des particularités esthétiques ou pratiques qui en font, encore aujourd’hui, des plantes utilisées par les Japonais.

Ominaeshi (女郎花)

Dans le langage des fleurs japonais, elle est symbole de “promesse tenue”. On utilise encore aujourd’hui cette plante dans les compositions florales.

 

 

Susuki (すすき)

Nous avons mentionné ce roseau dans notre article sur Tsukimi (la contemplation de la lune). Le susuki est également utilisé pour confectionner le chaume des toits des minka japonaises ; c’est aussi un combustible et un aliment pour le bétail.

 

Kikyō (桔梗)

Certainement la plus belle fleur de cette sélection ! Sa beauté continue d’inspirer les Japonais dans l’art de la décorations des kimonos, yukata, tasses à thé, soucoupes, et autres noren. Ses racines sont utilisées en médecine japonaise et en médecine chinoise.

 

Nadeshiko (撫子)

L’autre beauté des aki no nanakusa. Tout comme le kikyō, elle est source d’inspiration pour la poésie, les chansons, le design. Fun fact : l’équipe du Japon féminine de football est appelée Nadeshiko Japan Nadeshiko Japan (なでしこジャパン) !

 

Fujibakama (藤袴)

La plante n’a pas de parfum particulier lorsqu’elle est sur pied, mais dès qu’on commence à la faire sécher, la tige et les feuilles dégagent le même parfum que la feuille de cerisier. On l’utilise essentiellement pour créer des huiles essentielles. En langage des fleurs japonais, elle est signe d’indécision, d’hésitation, de retard, mais également de souvenir heureux.

Kuzu (葛)

Liane vivace que l’on utilisait pour confectionner des paniers et du tissu pour les vêtements. Aujourd’hui, les fibres servent d’habillage sur les parois coulissantes. Sa racine, séchée, est utilisée pour lutter contre l’état fébrile, le rhume et les problèmes liés à l’estomac et aux intestins. Enfin, l’amidon de kuzu est utilisé dans la cuisine japonaise comme épaississant et on peut manger les fleurs en tempura.

Hagi (木萩)

En langage des fleurs du Japon, elle est le symbole d’un “esprit souple”… à l’image du port de la plante. Cette plante n’a plus vraiment d’utilité aujourd’hui, hormis dans les compositions florales. C’est le compagnon du suzuki dans la décoration lors du tsukimi.