Tanabata Matsuri (七夕節祭り) : la fête des étoiles

Le 7 juillet marque la fête des étoiles, appelée Tanabata Matsuri (七夕節祭り). Cette fête est née de la fusion de deux légendes, l’une chinoise et l’autre japonaise. Installez-vous confortablement, c’est l’heure du conte ! 

La légende japonaise raconte que dans le Japon ancien, entre le 7 juillet et le 15 juillet du calendrier grégorien, les jeunes villageoises se rendaient près des rivières pour tisser des vêtements destinés aux âmes des défunts, auxquels on rendait hommage le 15 juillet, pendant la période de l’Obon. Après avoir tissé les vêtements, les jeunes femmes les accrochaient à des perches en bambou pour aider les âmes à trouver leur chemin. Pour l’occasion, les jeunes paysannes étaient appelées tanabata-tsume, ou “les filles qui tissent”, tanabata désignant ici un instrument pour le tissage.

La légende chinoise, quant à elle, raconte l’histoire d’amour impossible entre deux étoiles célestes. La première étoile, Véga, fille de l’empereur céleste, est une jeune tisserande talentueuse. Elle tombe amoureuse d’Altaïr, simple bouvier (conducteur de bœufs). Le père de Véga s’oppose à cette relation et place alors une rivière d’étoiles entre les deux amoureux, la Voie lactée, pour les empêcher de se voir. Emu par la tristesse des amoureux, l’empereur céleste finit par accepter que Véga retrouve Altaïr une fois par an, le septième jour du septième mois lunaire. Toutefois, s’il pleut cette nuit là, Véga et Altaïr ne peuvent se rejoindre et doivent attendre l’année suivante pour se retrouver.

Durant l’époque Heian (794-1185), les jeunes femmes qui souhaitaient devenir tisserandes ou couturières commencèrent à prier l’étoile Véga le septième jour du septième mois lunaire. Au fil des années, cette fête a été célébrée par toutes les jeunes filles qui formaient le vœu de trouver l’âme sœur. Au cours de l’époque d’Edo (1603-1868), Tanabata s’est popularisée et elle est devenue l’occasion, pour tous les Japonais, les hommes comme les femmes, les enfants comme les adultes, de faire un voeu ce soir-là, la croyance voulant que les deux amants exaucent les souhaits faits ce jour-là.

Aujourd’hui, le jour de Tanabata Matsuri (七夕節祭り), les Japonais écrivent un vœu sur une petite carte colorée, appelée tanzaku (短冊), qu’ils placent au bout d’un long bambou. Ces perches en bambou sont placées un peu partout à-travers les villes : dans les maisons, les jardins, les crèches, les écoles, mais aussi dans les halls des gares, les supermarchés, les sanctuaires, etc. Outre les tanzaku, les villes sont décorées avec des fukinagashi (吹き流し), banderoles cylindriques représentant des fils du métier à tisser, des amikazari (網飾り), représentant des filets de pêche et une pêche abondante, des kinchaku (巾着), représentant des portefeuilles pour la prospérité financière, et des orizuru (折鶴) représentant des grues en origami, symboles de longévité.

Enfin, la tradition veut que le lendemain de la fête Tanabata les bambous soient brûlés ou jetés dans les rivières pour que les vœux puissent se réaliser. Cependant, pour des raisons écologiques cette pratique a cessé et les branches sont tout bonnement jetées dans les poubelles ménagères.

Et vous, avez-vous formulé votre voeu ?

Aimaimyi / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)